L’incertitude ou l’inconnu du lendemain

08:00


J’ai toujours été cette maniaque du contrôle, j’anticipais absolument toutes les situations, ma tête n’a jamais vraiment cessée totalement de bouillonner, je pensais à mon avenir tout le temps, aux perspectives que celui-ci allait m’offrir et faisais des milliers de plans, pour au final n’en choisir qu’un seul.

J’aime avoir le choix, avoir le choix entre un chemin A et un chemin B, pouvoir décider parmi plusieurs options laquelle nous correspond le mieux, j’ai toujours considéré ça comme étant un luxe, pouvoir choisir est un luxe.

À 24 ans j’ai déjà dû faire pas mal de choix. Parfois je me suis même trompée de chemin (qui ne s’est jamais perdu à un moment ou un autre ? ), lorsque l'on se trompe, la vie nous apprend à ne pas les regretter nos choix, ce tromper forge l'expérience et parfois même le caractère.

Avoir le sentiment de contrôler ma vie, toujours être sur le pont, savoir d’avance où j’irais, calculer le moindre changement et savoir sur quel pied danser en toute circonstance, c’est ce dont je croyais être capable d'accomplir, et j’ai toujours revendiqué ce côté-là de ma personnalité, pour moi ça n’a jamais été une tare de ne pas savoir lâcher prise, je pensais que si je planifiais absolument tout j’allais de cette façon éviter cette crevasse que l’on appelle le doute. Le doute c’est celui qui vous vole votre sommeil, s’installe dans votre tête et vos pensées pour y inviter son amie la peur, lorsque qu’il est fort on se met alors inévitablement à douter de tout ou presque, il nous ronge à petit feu jusqu’à ce qu’une éclaircie vienne le chasser, mais cela n’est pas sans risque de récidive.


Oui, mais voilà, pour la première fois de ma vie j’ai le sentiment de ne plus être certaine de savoir ce que je veux, pourtant lorsque que nous étions beaucoup plus jeune, les adultes aimaient à nous rabâcher la fameuse phrase ‘’ c’est pour toi plus tard, pense à ton avenir’’, des projets et parfois même des plans sur la comète j’en ai eu, et j’en ferais encore, quant à mon avenir j'ai pensé à lui à en frôler l’overdose. 

Alors, pendant ces deux mois de vacances, j'ai déconnecté, j’ai appuyé sur off, et me suis mise à penser à moi, et uniquement à moi, à mon bien être et j’ai remis à plus tard mes choix, volontairement, comme une sorte de déni, je ne voulais plus de ces voix dans ma tête. Ne pas penser plus loin que l’instant présent.

De ce travail sur moi-même, j’en ai tiré un tas de conclusions, j’ai aimé ça, je dois avouer que l’on dort déjà beaucoup plus paisiblement lorsque les voix qui nous hantent habituellement deviennent soudainement muettes, on apprend à lâcher prise, chasser de notre esprit les questionnements, à apprécier ce que la vie nous offre déjà, mais comme toute bonne chose a une fin, cet état ne peut être définitif, tôt ou tard il nous faut reprendre les rênes, et quoi de mieux pour ça que cette période de rentrée, qui nous permet de faire table de rase, avec de nouveaux objectifs et une motivation nouvelle.

Aujourd'hui, mon chemin A nécessite un tour de force et j’ai peur d’emprunter le B, mais quel qu’en soit l’issue, il s’agira de mon propre choix, quelqu’un m’a récemment dit que dès lors que nous suivons nos propres choix il nous est toujours plus facile de vivre avec que si ces derniers s'étaient vu imposés à nous, j’ai envie de croire en cette parole et en ce que me réserve l’avenir.

Je vous souhaite donc une belle rentrée, et j’espère que vos vacances vous ont autant été bénéfiques que les miennes l’ont été pour moi. 


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1 commentaires

  1. Se poser, ne pas penser, ne pas prendre de décision hâtive, prendre soin de soi, c'est essentiel. Et comme je dis toujours le choix que tu feras au moment où tu le feras sera le meilleur pour toi à cet instant là. Rien n'est figé dans la vie. Une route peut-être prise plus tard. Et parfois c'est seulement plus tard qu'on peut la prendre justement.
    Bonne rentrée Anna!

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